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Le Grand Jeu de l’Univers Tout glisse sous moi et je perds pied Prisonnière des sables mouvants … J’ai beau me dire qu’il faut me battre Et surtout suivre le mouvement … Je sens cette Terre qui éclate Sous l’action des forces des vents Contraires à notre Mère Nature Qui ne reconnaît plus ses enfants ! Qu’avons-nous fait de la planète Quelle route avons-nous donc tracée Mais après tout qu’y pouvions-nous Puisque les dés étaient pipés ! Nous ne faisons que reproduire Les archétypes de l’existence Que l’on peut lire dans tous les mythes Au grand miroir des apparences L’Homme et la Femme, le Feu … la Terre Ce qu’on construit et démolit Et toutes les lois de l’Univers Nous ramènent à un point précis Nous avons tout à découvrir Et malgré tout nous sommes pris Dans ce cercle qui nous chavire Et nous enferme à l’Infini … Adam et Eve qui se mélangent Ce pauvre Abel qu’on sacrifie Le Mal … le Bien font des échanges Et se lancent même des paris ! Le yin … le yang mesurent leur force Au bras de fer de nos Esprits Et voilà que le monde explose Parce que soudain l’un d’eux faiblit ! Méluzine D’Auxerre (19 Mai 2006) (Epineau-les-Voves)

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Artiste

Artiste

Lorsque tu couches tes mots

Et que tu peints tes envies

Que tu dessines les heures

Ou que tu sculptes la vie

Ce sont des gestes d’amour

Un peu de toi que tu donnes

Un chant qui coule de ton âme

Un sanglot qui t’abandonne

Et tu fais naître par tes mains

Une source ou un ruisseau

Un bijou dans son écrin

Une robe ou un manteau…

A cette terre que tu modèles

Et prend forme entre tes doigts

Il ne manque qu’une étincelle

Pour lui donner de la voix !

Par le feu et par les flammes

Tu fais vibrer les faïences

En y enfermant ton âme

Tu te crées une existence …

Quand tu plies et quand tu colles

Que tu couds ou bien tu chantes

Voilà que soudain s’envolent

Toutes ces peurs qui te hantent …

Méluzine D’Auxerre

(Premier Novembre 2006)

(Auxerre)

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Plus folles que ça tu meurs ! de Denise Bombardier.

 

 

Comme je ne me contente jamais de lire un seul livre à la fois, je viens également de terminer, il y a quelques minutes,

Plus folles que ça tu meurs !

de Denise Bombardier.

 

Il s’agit du premier livre que je lis ou pour être plus exacte, que j’écoute, de cette canadienne que je ne connaissais que de nom et j’ai hâte de pouvoir en déguster d’autres bien vite.

 

Malheureusement, comme tous ceux qui, comme moi, ont un handicap et sont dépendants des enregistrements audios, je dois parfois patienter sagement avant d’avoir accès aux oeuvres qui me font envie.

 

Alors, je profite de l’occasion pour adresser un petit appel du pied à tous les auteurs … pensez, lorsque vous adressez vos livres aux bibliothèques qu’il y a également des personnes qui vous suivent autrement que sur support papier ou ebooks.

 

,
Avec beaucoup d’humour et de tendresse la narratrice nous dépeint la vie de 5 femmes approchant de la soixantaine qui, malgré leurs différences de caractère et de parcours de vie, se retrouvent grace aux liens que l’amitié a su tisser entre elles.

©Electre 2017

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Sous tes doigts délicats

Cadeau à tous les artistes, connus ou inconnus

Sous tes doigts délicats

Sous tes doigts délicats naissent parfois des merveilles

Que tu dessines d’un fil sur un simple mouchoir

Ecrin d’un pur joyau que tu fais apparaître

Pour nous faire voyager et combler nos regards

Sous tes doigts délicats naissent parfois des rêves

Que tu crées par le jeu de toutes tes mélodies

Comme des mets savoureux que l’on goûte en cachette

De peur qu’un intrus vienne briser leur magie

Et ces bouquets changeants que tu déposes sans mal

Sur un bout de papier nous semblent si précis

Que l’on sent leur odeur … on caresse leurs pétales

Et voudrait les offrir aux êtres qu’on chérit

De tes mains … de ton âme

Du simple souffle de vie

Tu inventes et fais renaître

Les couleurs du Paradis

Si on te nomme Artiste

C’est justice infinie

Même si tu fais tout ça

Dans un pauvre logis

La beauté n’a pas d’âge

Et ignore les frontières

Elle n’a qu’un seul langage

Pour chanter notre Terre

Il suffit de vibrer

Avec ce qui t’entoure

Et tu pourras créer

Jusqu’au dernier de tes jours

Si tu offres tes mots

Tes couleurs … ta musique

Tes saveurs … tes joyaux

Tes créations uniques

Tu reçois en retour

Par effet de miroir

Un reflet de l’Amour

Le cadeau d’un regard

Tu le fais pour transmettre

Toutes les forces du monde

Qui font vibrer ton être

Seconde après seconde

Tu décrits tes tempêtes

Tu dessines tes joies

Et tu offres en partage

Ce qui germe au fond de toi

Méluzine D’Auxerre

(Mardi 30 Mai 2006)

(Epineau-les-Voves)

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Quand tu danses pour moi

Quand tu danses pour moi

 

Je te regarde danser et mon coeur se soulève

Emporté par tes pas qui ne touchent plus terre

Et je deviens rocher ou vague sur la grève,

Lorsque je te regarde, dans la nuit, solitaire …

 

Et tes mains qui dessinent à mes yeux mille aurores

Sur la toile invisible de l’espace et du temps,

Me font tout oublier : et mon âge et mon corps

Et toutes les plaies du coeur qu’on retrouve en naissant.

 

Ce n’est plus toi qui danses c’est le feu dans mes veines

Et tu deviens oiseau, papillon ou sirène,

Sur les ailes du vent, tu deviens châtelaine

D’un royaume inconnu où tu t’en vas sereine.

 

Blotti contre ta peau moi je danse avec toi

Et tes gestes sont les miens car en fermant les yeux

Je suis tes mains, ton corps, je m’accroche à tes pas,

Je parts pour un ailleurs où je serai heureux.

 

Méluzine D’Auxerre

(Samedi 10 Décembre 2005)

(Epineau-les-Voves)

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La danse de la Terre

La danse de la Terre

C’est la prière des Hommes

A genoux dans la nuit

Qui monte et monte encore

Sans savoir si là-haut

Une oreille attentive

Ecoutera les sanglots

Qui s’écoulent de la Terre …

Elle a tant de blessures

Connaît de tels ravages

Que tout son sang versé

Noierait la galaxie …

Elle voit vendre ses filles

Et ses fils faire naufrage

Perdus sans horizon

Sans espoir pour demain …

Et pourtant elle continue

De tourner sur elle-même

Car elle ne sait rien faire

D’autre sinon tourner …

Ses entrailles se déchirent

Et son sang s’empoisonne

Par la folie des Hommes

Qui regardent déjà ailleurs …

Elle ne sera rien d’autre

Qu’une vieille maison qu’on abandonne

Pour aller conquérir

L’Espace d’autres étoiles …

A l’image de ces gens

Qu’on laisse sur la route

Et qu’on croit inutiles

Parce qu’ils sont « cassés » …

Alors elle tourne encore

Jusqu’à s’en étourdir

Dans l’espoir insensé

D’échapper à son sort …

Et lancée dans l’Espace

Elle danse pour les yeux

De ceux qui de là-haut

La regardent tourner …

 

 

Méluzine D’Auxerre

(30 Mai 2006)

(Epineau-les-Voves)

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Quand tu lavais à la source

Quand tu lavais à la source

Quand tu lavais à la source

L’air était bien plus pur

Quand tu lavais à la source

Et contemplais la nature.

Tu regardais couler tes jours

Sans te poser de questions

Quand tu lavais à la source

Il n’y avait pas les avions …

On attendait les nouvelles

Venues de l’autre bout du monde …

Ce qui mettait des années

Prend aujourd’hui des secondes !

On ne regarde même plus

L’eau s’écouler doucement …

On laisse tourner les machines

Car on est pris par le temps !

Quand tu lavais à la source

Des rires répondaient en écho

Car d’autres mains que les tiennent

Etaient plongées dans l’eau …

Et les secrets s’échangeaient

Parmi les femmes du village …

Aujourd’hui tout est public

Au royaume de l’image !

Méluzine D’Auxerre

(Dimanche 05 Mars 2006)

(Epineau-les-Voves)

(Inspiré par la musique de Medwyn Goodall)

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Soyez les bienvenus chez Méluzine D’Auxerre-Chantenay – Auteur

Il s’agit de l’extrait de l’article.

Soyez les bienvenus chez Méluzine D’Auxerre-Chantenay. Le partage des mots et des émotions.

Vous pouvez trouver d’autres textes sur le site yonnelautre (à découvrir) en cliquant sur le lien suivant https://yonnelautre.fr/spip.php?article3905

ainsi que sur facebook … bonne visite

Une Larme

Une larme

Une larme

Coule sur mon visage

Et me voilà sans arme

A genoux devant son image.

Et mon coeur qui se vide

Peu à peu de son sang

Rend mon front si livide

Et tout mon corps tremblant.

J’ai tant perdu

Mes mains sont vides

Puisqu’il n’est plus

Et que mes rides

Ne se comptent plus.

Rien qu’une larme

Pour me redire

Combien de charme

Avait son sourire.

Ma vie s’en va

Puisqu’il est l’heure

J’ai tout vécu

Même la douleur

Mais son image

Vient me chercher

Pour le voyage

Tant espéré.

J’ai sa musique

Au fond du coeur

Un chant lyrique

Pour un Ailleurs

Hypothétique.

Si les années

Et leurs leçons

M’ont apporté

Bien des raisons

De l’espérer …

C’est un grand saut

Vers l’inconnu

Que je vais faire

Tenant sa main

Lui qui n’est plus ..

Je le regarde

Je lui souris

Puisqu’il m’apporte

Un doux message

De fin de vie.

Si je m’en vais

Ne pleurez pas

La mort est douce

Puisqu’il est là.

Toutes ces années

Tous ces soupirs

Pour ne revoir

Que son sourire.

La mort m’est douce

Puisqu’elle m’emporte

J’ai attendu

Tellement d’années

Devant la porte.

Ce n’est que mon grand âge

Qui ce soir éteint

La lumière de mes yeux

Et referme mes mains.

La route fut longue

Sur cette Terre

Et chaque seconde

Fut un calvaire.

La mort m’est douce

Puisqu’elle me rend

Le doux sourire

De mon amant.

La mort m’est douce

Puisqu’elle me donne

Ce qu’elle accorde

A très peu d’Hommes.

C’est mon grand âge

Qui me permet

Le grand voyage

Pour traverser

Et enfin voir

De l’autre côté.

 

Méluzine D’Auxerre

(Samedi 25 Février 2006)

Epineau-les-Voves)

Le Sommeil de Mélusine

Le sommeil de Mélusine

Elle est là, elle se repose

Allongée près de la source

Elle rêve à mille choses

Sous le soleil dans sa course …

Elle sent la fraîcheur de la terre

Qui lui rappelle celle de la nuit

Là où se jouent tous les mystères

Et où l’on rêve d’Infini …

La joue posée sur sa main

Elle songe à tout ce qu’elle désire

A des bijoux dans un écrin

Aux plus beaux de ses souvenirs …

Et sa chevelure éparse

Lui fait comme un bel oreiller

Et sa seule vue dévaste

Le coeur le plus entraîné !

Elle sourit dans son sommeil

A tous les gestes tous les mots

Sous lesquels un coeur s’éveille

Accompagnée par les oiseaux …

Les plis de sa robe se soulèvent

Par le simple jeu du vent

La voilà presque en tenue d’Eve

Sous un beau ciel rougissant …

Elle semble si tendre et fragile

Qu’on voudrait bien la protéger

Mais qui a-t-il donc sous ses cils

Qui savent si bien ensorceler

En attendant elle se repose

Allongée près de la source

Et en rêvant à mille choses

On voit briller la Grande Ourse …

Alors la voilà qui s’éveille

Pleine de promesses … de sortilèges …

Et son murmure à notre oreille

Sait nous prendre au plus doux des pièges …

Elle entre dans le bois maudit

Sans montrer la moindre frayeur

Car son domaine c’est la nuit

Elle va y rejoindre ses soeurs …

Méluzine D’Auxerre

(Jeudi 16 Février 2006)

(Epineau-les-Voves)

Les deux moitiés de l’amitié de SusieMorgenstern

Je viens de finir

 

Les deux moitiés de l’amitié
de Susie Morgenstern
Salah, un garçon d’origine algérienne, se sent bien seul en France. En quête d’une amitié, il se décide à composer un numéro de téléphone au hasard et rencontre ainsi Sarah, une fillette d’origine juive en classe de CM2 tout comme lui. Un roman qui illustre la douleur de l’exil et qui fait triompher la tolérance face au racisme.

 

Un roman très agréable à lire, comme tous ceux que j’ai lus de cette dame. Il n’y a pas d’âge pour se faire du bien.